Partager avec les lecteurs-lectrices ce que j'ai vu, entendu, senti, goûté, ressenti dans ma région natale. Une balade dans le pays tamoul tout en s'informant, pour se forger sa propre opinion...
"Tamij, la guerrière - de Pondichéry à Sivagangaï"
J'ai eu l'honneur de présenter mon roman au festival littéraire d'Auroville (état du Tamij Nâdou - Inde) qui s'est déroulé du 15 au 21 décembre 2025.
J'étais invitée par Dr Ritu Tyagi, professeure au département français de Pondicherry University :
le jeudi 18 décembre à 11h45 à Unity pavilion.
Mille mercis à toute l'équipe des bénévoles auroviliens d'avoir tout mis en place pour que cet évènement se déroule dans les meilleures conditions.
Je remercie infiniment Dr Ritu Tyagi de l'université de Pondichéry de m'avoir invitée à ce festival littéraire et mis en valeur mon travail.
Ainsi que Rajalaxmi Pradhan qui a écrit un article sur mes deux précédents romans (je le mettrai en ligne plus tard).
J'étais agréablement surprise d'apprendre que les universitaires ont travaillé sur mes ouvrages. C'est une reconnaissance et de la légitimité pour mon travail d'écrivaine.
Le samedi 20 décembre 2025, je suis retournée à Auroville. Cette fois-ci au Pavillon de France,
pour conter cette histoire méconnue par le lectorat francophone. L'après-midi a été constructif avec un public de Français.e.s intéressé.e.s par la littérature et surtout l'Histoire de l'Inde.
Résidents ou de passage, réceptifs et curieux pendant toute la présentation, l'échange était enrichissant. Je suis contente pour Râni car son épopée ne va pas s'arrêter au Tamij Nâdou...
Avec une visite éclair du Consul de France de Pondichéry, Étienne ROLLAND-PEGUE.
Cliquer sur les photos pour les agrandir
Je remercie infiniment Jean-François Claude et les bénévoles de m'avoir reçue chaleureusement.
Gratitude à mon manager "là-haut" qui met les bonnes personnes au bon moment sur mon chemin. Chilpa Dévi
On me demande quelques fois, si je peux donner des cours de langue tamoule.
Même si je lis et l'écris, ce n'est pas mon métier ! Je préfère que ce soit des professionnels compétents qui s'en chargent...
En attendant d'approfondir dans une école de langues, vous pouvez démarrer avec ces cours en ligne. Ils sont adaptés aux grands débutants et permettent de bien s'entraîner à l'écrit (la phase la plus longue de l'apprentissage).
Apprenons le Tamoul de Tamil Virtual Academy
avec le professeur Samicannou Gilbert Aroquiassamy, un bilingue français-tamoul de l'Académie des langues de Chennai, qui explique clairement la transcription et la phonétique correspondante. Voilà l'essentiel pour pouvoir maîtriser la base de la langue tamije :
Ce qui m'intéresse, c'est surtout cette partie de la leçon 3. A la 12ème minute, il explique que l'équivalent phonétique du ழ் en français est bien J (ij).Comme TAMIJ தமிழ்
PourquoiTamij avec un J ?
Parce que c'est l'authentique prononciation dans le Tamij Nâdou et que la langue française n'en est pas dépourvue phonétiquement pour la traduction ! Vidéo ci-dessous
Et j'ai trouvé encore plus fantaisiste, cet article d'un petit journal numérique qui explique comme écrire et prononcer பழம் :
« PAZHAN (prononcez pârrlam, en roulant les « r ») signifie FRUIT ». En rire ou en pleurer ?
Or, cet autre professeur de tamoul, M. Nannane, insiste sur le fait que le français est l'une des rares langues à avoir l'équivalent phonétique du ழ் en français J. C'est souvent mal rendu en écriture latine avec un L. Le ழ de ழகரம் "jagaram" est un trésor de la langue tamije, explique-t-il. Il développe comment l'écrire et prononcer correctement en effleurant le palais avec la langue. Pour exemple : பழம் le fruit qui se dit pajame (et non palam ou pazham).
Alors pourquoi tamil avec un L (ou ZH) ? Comme il n'y avait pas l'équivalent phonétique du "ij" en anglais, tamij a été transcrit approximativement tamil ou tamizh chez les Anglo-saxons. Et nous, Français, nous déformons cette belle langue vernaculaire en nous référant à l'anglais, au lieu de le transcrire directement du tamoul !
J'ai trouvé pire ! En continuant mes recherches, j'ai trébuché sur une méthode d'apprentissage du tamoul publié par une institution française : comment ழ "ja" peut devenir "la" en français ? Un linguiste n'est pas censé savoir qu'on a l'équivalent phonétique de ழ் = J en français ?
En translittération(reproduction des lettres)et transcription(reproduction des sons) → தமிழ்s'écrit et se prononce bien TAMIJ. (A remarquer qu'en dessous ள est correctement prononcé "la").
cliquer sur l'image pour l'agrandir
La base même de l'alphabet est mal interprétée ! C'est ainsi qu'on induit en erreur les futures générations de Français.e.s qui s'y réfèrent pour apprendre le tamoul ! Ils-elles ne sauront plus à quel saint se vouer puisqu'il n'existe aucune standardisation de transcription tamoul-français pour uniformiser l’écriture. Avis aux écoles de langues de Paris ??
Même les maisons d'édition se mettent à publier des interprétations erronées de textes anciens hindous ! A force de traduire le tamoul à partir de l'anglais, on est en train de dévoyer cette langue vernaculaire et détruire son essence. Les mots ont une racine, une vibration dans la langue de Tirouvalouvar... .
A juste titre, j'avais fait un long travail de phonétisation dans mon 3ème roman "Tamij, la guerrière - de Pondichéry à Sivagangaï" : j'ai apporté des modifications à la graphie des mots tamouls, afin de respecter la prononciation authentique et éviter une déformation à long terme de la langue tamoule. C'est aussi une volonté de s'affranchir des influences coloniales et de rendre justice aux sonorités originelles.
Un exemple concret : la graphie "Tamil Nadu" vient d’une translittération anglicisée de "தமிழ் நாடு" qui signifie Pays Tamoul. Adopter Tamij Nâdou est un moyen de revaloriser cette langue dans les écrits francophones ! D'où ma démarche pour promouvoir une transcription plus fidèle dans mon roman :
"தமிழ்" → Tamij avec un J + "நாடு" → Nâdou avec un accent circonflexe sur le â pour bien prononcer la voyelle longue (aa) et ou pour remplacer le u (de Nadu des anglophones).
J'aurais préféré tomber sur les cours de M. Samicannou avant d'écrire mes livres, cela m'aurait évité de me tracasser longuement pour la transcription... Raison pour laquelle, j'ai mis en exergue ses vidéos, afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion ! Pratiquer à la fois le tamoul et le français depuis mon enfance me permet d’avoir une double sensibilité linguistique.
La préservation de l’identité culturelle ou linguistique est importante pour éviter que les déraciné.e.s Franco-Tamouls intègrent des données erronées de leur culture racinaire. Beaucoup d'enfants de la diaspora grandissent avec des termes tamouls anglicisés qui dénaturent la langue millénaire de leurs aïeul.e.s.
Vous qui êtes bilingue français-tamoul, Qu'en pensez-vous ? Il est peut-être temps de rectifier le tir... Bon apprentissage, Chilpa Dévi
Vous vous posez des questions sur les rites de passage et leurs significations dans la culture tamoule ? Voici un livret, que j’ai conçu de A à Z, qui peut répondre à certaines de vos interrogations sur la cérémonie de la puberté, mandjal nirattou vijâ, perpétuée dans le Tamij Nâdou et sa diaspora.
La 1ère d’une série intitulée Rites féminins du
Tamij Nâdou. Ce livret illustré est adapté à un jeune public et peut être instructif dans un
milieu pédagogique. C’est dans le but d’ouvrir des conversations que les adolescentes n’ont jamais
osé avoir avec la famille et les adultes en général. Un vrai outil de sensibilisationafin que
les menstruations ne soient plus un tabou…
Cérémonie de la puberté dans la culture tamoule Collection Rites féminins du Tamij Nâdou - Mandjal nirattou vijâ
L’accroche : Les rituels jalonnent la vie des femmes indiennes, de l’enfance à l’âge mature, dans le but d’accompagner les transformations physiques et émotionnelles pour les aider à s’épanouir dans leur féminité. La cérémonie de la puberté est un rite de passage honorant son féminin sacré.
Née dans une famille franco-tamije, j'ai grandi dans une double culture à Pondichéry (Inde). Je vous emmène dans l’intimité des femmes tamoules découvrir les secrets de ces célébrations ancestrales qui perdurent dans le Tamij Nâdou et dans la diaspora indienne.
Copyright INPI 2025 :ce livret est protégé par le code de la propriété
intellectuelle.Ainsi
que le contenu de la conférence afférente à ce thème : Les rites féminins de l’enfance à la maturité chez les
femmes tamoules
Publié le 23 septembre 2025, le livret broché est
disponible en ligne :https://amzn.eu/d/7T6NAcZ Et aussi lors des
prochains évènements en présentiel. N’hésitez pas à me
faire part de vos remarques et suggestions. Merci infiniment, Chilpa Dévi
"Tamij, la guerrière" est partie à la conquête de nouvelles terres... La littérature franco-tamije s’est envolée vers les Antilles françaises.
Elle a débarqué en Martinique au printemps 2025 pour conter une histoire datée de 250 ans dans le Tamij Nâdou.
Invitée par Gopio Martinique pour présenter mon 3ème ouvrage : Tamij la guerrière – de Pondichéry à Sivagangaï. Mon roman a suscité l’intérêt du lectorat antillais car l’épopée de cette reine tamoule est inédite dans la littérature francophone.
Retour en images sur les différentes interventions.
Le 29 avril aux Archives Territoriales de Fort de France : salle comble pour ce premier rendez-vous avec un public passionné par l'histoire de la reine et la région méconnue du Tamij Nâdou (sud-est de l'Inde).
La conférence a dépassé les 2h initialement prévues. Le contenu a résonné pour les déraciné.e.s comme moi. Un échange constructif.
Le 9 mai 2025, la médiathèque de Rivière Salée a organisé une rencontre avec le public. La team sororale de Gopio Martinique et ses membres ont répondu présentes.
Le 13 mai présentation finale à la Médiathèque du Lamentin
La salle était joliment fleurie, des spots colorés et de la musique aux fragrances indiennes pour l’ambiance.
Je remercie le directeur ainsi que tout le personnel de la médiathèque pour leur accueil chaleureux. Et aussi aux lecteurs-lectrices qui se sont déplacé.es.
Je remercie infiniment Lucienne Sacarabany et Jocelyne Telle d’avoir organisé toutes ces rencontres littéraires et de m'avoir donné l'opportunité de rencontrer le public martiniquais. Je suis reconnaissante envers les membres de Martinique Gopio de s'y être impliqué.e.s pour que tout se passe dans les meilleures conditions. Ces présentations ont permis de valoriser la culture tamoule et mon travail. Je suis heureuse d'avoir pu partager ma passion pour l'écriture avec les Martiniquais de tous horizons.
Râni vous remercie tous d’avoir contribué à la mettre en lumière auprès du public francophone et part à la conquête de nouveaux horizons…
Merci de tout cœur à tous 🙏 Chilpa Dévi 🌺
Mes 3 romans sont disponibles lors des dédicaces et en ligne :
Tamij, la guerrière - de Pondichéry à Sivagangaï publié en mars 2024
Avis d’une lectrice martiniquaise
«Tamij, la guerrière n'est pas un roman commun. Il aura un grand succès. Andrée votre lectrice a su le détaillé avec chaleur.
L'incipit fut important et donna l'envie de lire la suite. J'ai apprécié le fin mélange de votre séjour au Tamij Nâdou et la vie des Tamouls au temps de la colonisation anglaise l'épouvantable Compagnie des Indes Orientales.
On passe sans cesse du présent au passé ce qui fait que le genre littéraire est hors normes. Récits d'aventures, descriptions de personnages, recettes de cuisine, présentation historique. Un foisonnement époustouflant qui nous tient en haleine.
La princesse Ilavarassi va devenir une valeureuse guerrière à Râmanâdapouram mais avant vous nous faite connaitre son quotidien de jeune fille aimée de sa noble famille. Et puis vous êtes dans le temple ou Reine, elle venait prier la déesse Kotravaï. Oui, les lieux ont une mémoire... et vous nous conviez au mariage de cette mémorable princesse qui reçue en dot un métal plus précieux que l'or : le fer qui lui servira à fabriquer des armes redoutables pour repousser les anglais. Devenue Reine, Râni, elle reprit l'entrainement guerrier.
Vous nous plongez dans la vie des villageois, des vieillards, des jeunes femmes... Vous nous parlez longuement d'un sâdou et de votre version épique de Ganapati entendue dans votre enfance.
Retour au présent avec l'ancien président de la République : APJ ABDUL KALAM. Homme remarquable pour lequel un mémorial fut construit. » Annette
Mon roman a résonné pour les déraciné-e-s d'origine indienne qui sont dans une quête racinaire et tentent de mieux connaître le pays de leurs ancêtres...
Avis d'un lecteur initié :
« Vanakan, Chilpa ! Je l'ai trouvé formidable ton ouvrage, sur tous les plans. Déjà la présentation et les caractères d'impression qui pour ma vue sont très bien. Le récit est magnifique. Je l'ai lu et relu...
Venant de ma banlieue par les transports j'ai tout mon temps pour lire et relire de penser à l'auteur ,et surtout d'en discuter avec les Antillais qui sont connectés comme moi ,à cette ascendance ancestrale ancrée dans mes gènes. Là ce serait trop long. J'attends le jour où tu seras dans la région parisienne pour pouvoir en parler.
Je te remercie infiniment pour ton message et sache que ton livre représente "le masque" de l'Hindouisme... » Henri.
Si vous l'avez lu aussi, n'hésitez pas à me faire part de votre avis constructif via messenger, par mail (à la fin de mon livre) ou directement sur le site de vente (de manière nominative ou anonyme).
Ce sont les retours des lecteurs-lectrices qui font la légitimité d'une écrivaine... Merci infiniment, Chilpa Dévi